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Créer son entreprise en Géorgie : statut, banque, impôts

5 min de lecture

Enregistrer une activité en Géorgie va vite. Ce qui coince vient après : un statut choisi trop tôt, un compte bancaire refusé, une question fiscale que personne ne pose au début et qui revient toujours.

La Géorgie s'est bâti une réputation d'administration rapide, et elle est méritée. Créer une activité y demande moins de démarches qu'en France, moins de temps, et beaucoup moins de papier. Cette facilité attire — et elle fait oublier que la partie difficile est ailleurs.

La question à trancher avant tout le reste

Avant de choisir un statut, il faut savoir ce que vous allez faire et pour qui. Deux situations très différentes se cachent derrière « créer son entreprise en Géorgie ».

Vous travaillez à distance pour des clients étrangers et vous cherchez un cadre légal pour facturer. C'est le cas le plus fréquent, et le plus simple.

Vous ouvrez une activité qui sert le marché géorgien — un commerce, un service local, des salariés sur place. C'est un autre métier administratif, avec des obligations qui n'ont rien à voir.

Se tromper de case au départ, c'est bâtir le reste sur une base qu'il faudra défaire.

L'entrepreneur individuel, ou la société

L'entrepreneur individuel est la forme la plus légère : pas de capital, pas d'associés. L'activité et la personne se confondent — ce qui est un avantage tant que l'activité est simple, et un inconvénient dès qu'elle porte un risque.

La société à responsabilité limitée sépare le patrimoine personnel de l'activité, permet d'avoir des associés, et rassure davantage un client d'entreprise à l'étranger qui hésite à signer avec une personne physique.

Les deux se créent vite. Le choix ne se fait donc pas sur la simplicité de la création, mais sur ce que vous vendez, à qui, et sur ce que vous risquez — et c'est un choix dont on mesure les conséquences des mois plus tard.

L'enregistrement : la partie facile

L'inscription se fait à la Maison de Justice, ces guichets uniques où l'administration géorgienne a rassemblé ses services. Le dossier se dépose, se paie, et le certificat sort dans les jours qui suivent.

Ce qui est demandé varie selon la forme choisie et selon votre situation, et c'est là que les choses se compliquent pour un francophone qui ne lit pas le géorgien : une pièce mal préparée, ou une réponse mal comprise au guichet, renvoie au point de départ. Un prérequis surprend souvent : il faut une adresse en Géorgie. C'est une raison de plus de régler le logement avant l'activité — le point sur lequel nous insistons déjà dans s'installer en Géorgie : par où commencer les démarches.

Le statut fiscal, et la limite de cet article

La Géorgie applique aux petites activités un régime d'imposition réduit assis sur le chiffre d'affaires, sous un plafond annuel, avec des activités exclues du dispositif. C'est ce régime qui fait la réputation du pays, et c'est aussi ce sur quoi circulent le plus d'informations approximatives.

Nous ne donnons ici ni taux, ni plafond, ni liste d'exclusions, et c'est volontaire. Ces trois éléments changent, ils dépendent de votre activité, et un chiffre lu dans un article sans date n'est pas une information : c'est un risque.

Et il faut ajouter la réserve que nous répétons à tout le monde : votre situation fiscale ne dépend pas seulement de la Géorgie. Elle dépend aussi du pays que vous quittez, de la durée réelle de votre séjour, de l'endroit d'où vous travaillez et de la nature de vos revenus. Un statut géorgien ne dispense pas de regarder ce que dit le pays d'origine. Cette partie-là se traite avec un professionnel, jamais avec un blog.

Le compte bancaire, c'est-à-dire la vraie difficulté

Voilà le point que les récits enthousiastes passent sous silence. Enregistrer une activité est rapide ; lui ouvrir un compte bancaire ne l'est pas toujours.

Les banques géorgiennes appliquent leurs propres critères, et ils se sont resserrés. Un dossier peut être accepté dans une agence et refusé dans une autre, pour des raisons qui tiennent au profil du client, à l'origine des fonds, à la nature des clients étrangers ou simplement à la personne en face. Un refus n'est pas définitif, mais il coûte des semaines à qui ne sait pas où aller ensuite.

Ce qui fait la différence, c'est la façon dont le dossier est présenté et l'itinéraire d'une agence à l'autre après un premier refus. C'est précisément là que notre accompagnement sur place fait gagner du temps : non parce que la démarche serait secrète, mais parce que cet itinéraire ne s'apprend pas dans un article.

L'ordre, et pourquoi ne pas le faire seul

Dans les grandes lignes : un séjour de repérage d'abord, puis le logement et l'adresse, puis l'enregistrement, puis la banque, puis le comptable — qui n'est ni un luxe ni une option dès que l'activité tourne.

Chaque étape paraît simple prise à part ; c'est leur enchaînement qui piège — un statut mal choisi qui complique la banque, une question fiscale découverte trop tard. Le reste des repères pratiques du pays — coût de la vie, langue, santé, quartiers de Tbilissi — est réuni sur la page complète sur la Géorgie.

Avant de vous lancer, parlons de votre projet

Votre activité, vos clients, votre situation en France : c'est de cela que dépend le bon montage, et aucun article ne peut le trancher pour vous. Décrivez votre projet en quelques lignes et écrivez-nous à Tbilissi — nous vous dirons par où il faut commencer, et ce qui risque de bloquer.

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