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Créer son entreprise en Géorgie : la démarche complète

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L'enregistrement d'une activité prend un après-midi en Géorgie. Ce qui prend du temps, c'est ce qui vient après : le compte bancaire, et la réponse à la question que personne ne pose au début.

La Géorgie s'est bâti une réputation d'administration rapide, et elle est méritée. Créer une activité y demande moins de démarches qu'en France, moins de temps, et beaucoup moins de papier. Cette facilité attire — et elle fait oublier que la partie difficile est ailleurs.

La question à trancher avant tout le reste

Avant de choisir un statut, il faut savoir ce que vous allez faire et pour qui. Deux situations très différentes se cachent derrière « créer son entreprise en Géorgie » :

Vous travaillez à distance pour des clients étrangers et vous cherchez un cadre légal pour facturer. C'est le cas le plus fréquent, et le plus simple.

Vous ouvrez une activité qui sert le marché géorgien — un commerce, un service local, des salariés sur place. C'est un autre métier administratif, avec des obligations qui n'ont rien à voir.

Le reste de cet article parle surtout du premier cas, parce que c'est celui de la plupart des gens que nous accompagnons.

L'entrepreneur individuel, ou la société

L'entrepreneur individuel est la forme la plus légère. Il n'y a pas de capital, pas d'associés, pas de comptes à déposer sous la même forme qu'une société. L'activité et la personne se confondent — ce qui est un avantage tant que l'activité est simple, et un inconvénient dès qu'elle porte un risque.

La société à responsabilité limitée est l'autre voie. Elle sépare le patrimoine personnel de l'activité, elle permet d'avoir des associés, et elle est mieux comprise par un client d'entreprise à l'étranger qui hésite à signer avec une personne physique.

Le choix ne se fait pas sur la simplicité de la création : les deux se créent vite. Il se fait sur ce que vous vendez, à qui, et sur ce que vous risquez.

L'enregistrement : un après-midi

L'inscription se fait à la Maison de Justice, ces guichets uniques où l'administration géorgienne a rassemblé ses services. On s'y présente avec son passeport, une adresse en Géorgie, et le nom qu'on veut donner à l'activité. Le dossier se dépose, se paie, et le certificat sort dans les jours qui suivent — plus vite encore avec la procédure accélérée.

Ce qui est demandé varie selon la forme choisie et selon votre situation, mais l'ordre des choses ne change pas : adresse d'abord, enregistrement ensuite, statut fiscal après. Une adresse en Géorgie est donc le vrai prérequis, et c'est une raison de plus de régler le logement avant l'activité — le point sur lequel nous insistons déjà dans s'installer en Géorgie : par où commencer les démarches.

Le statut fiscal, et la limite de cet article

La Géorgie applique aux petites activités un régime d'imposition réduit assis sur le chiffre d'affaires, sous un plafond annuel, avec des activités exclues du dispositif. C'est ce régime qui fait la réputation du pays, et c'est aussi ce sur quoi circulent le plus d'informations approximatives.

Nous ne donnons ici ni taux, ni plafond, ni liste d'exclusions, et c'est volontaire. Ces trois éléments changent, ils dépendent de votre activité, et un chiffre lu dans un article sans date n'est pas une information : c'est un risque. Ils se vérifient auprès d'un comptable géorgien, avant de s'engager.

Et il faut ajouter la réserve que nous répétons à tout le monde : votre situation fiscale ne dépend pas seulement de la Géorgie. Elle dépend aussi du pays que vous quittez, de la durée réelle de votre séjour, de l'endroit d'où vous travaillez et de la nature de vos revenus. Un statut géorgien ne dispense pas de regarder ce que dit le pays d'origine. Cette partie-là se traite avec un professionnel, jamais avec un blog.

Le compte bancaire, c'est-à-dire la vraie difficulté

Voilà le point que les récits enthousiastes passent sous silence. Enregistrer une activité est rapide ; lui ouvrir un compte bancaire ne l'est pas toujours.

Les banques géorgiennes appliquent leurs propres critères, et ils se sont resserrés. Un dossier peut être accepté dans une agence et refusé dans une autre, pour des raisons qui tiennent au profil du client, à l'origine des fonds, à la nature des clients étrangers ou simplement à la personne en face. Un refus n'est pas définitif, mais il coûte des semaines à qui ne sait pas où aller ensuite.

Ce qui aide réellement : venir avec un dossier propre — passeport, justificatif de domicile, explication claire et documentée de l'activité et de l'origine des revenus — et savoir vers quelle agence se tourner après un premier refus. C'est précisément là que notre accompagnement sur place fait gagner du temps : non parce que la démarche serait secrète, mais parce que l'itinéraire d'une agence à l'autre ne s'apprend pas dans un article.

L'ordre que nous conseillons

Un séjour de repérage d'abord, sans rien engager. Puis le logement et l'adresse. Puis l'enregistrement de l'activité. Puis la banque. Puis le comptable, qui n'est ni un luxe ni une option dès que l'activité tourne.

Le reste des repères pratiques du pays — coût de la vie, langue, santé, quartiers de Tbilissi — est réuni sur la page complète sur la Géorgie.

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Géorgie

Notre base. Le pays le plus simple d'accès du lot.

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