Le permis de séjour en Géorgie : motifs, dossier et coût
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Le permis de séjour géorgien ne se demande pas pour vivre en Géorgie : il se demande sur un motif précis, et chaque motif a ses seuils. Le dossier paraît court ; ce sont les conditions cachées derrière qui font refuser, ou recommencer.
La plupart des Français installés à Tbilissi vivent sans permis de séjour, et ils ont raison : le régime sans visa leur donne une année entière à chaque entrée, et nous l'avons expliqué dans rester un an en Géorgie sans visa. Le permis devient utile le jour où l'installation cesse d'être un long séjour, et surtout quand on vise la résidence permanente. Il se demande sur un motif, prévu par la loi géorgienne sur le statut des étrangers.
Le motif d'abord : qui peut prétendre à quoi
Le travail, salarié ou entrepreneur. C'est le permis de travail-résidence, et il vaut aussi pour l'étranger qui dirige sa propre activité en Géorgie. Ses conditions ne se devinent pas : un revenu minimal tiré de l'activité en Géorgie, et un chiffre d'affaires annuel d'au moins 50 000 lari par étranger employé, attesté par le Service des recettes.
Ce second seuil écarte beaucoup de petites activités de freelance à leurs débuts. Enregistrer une entreprise, ce que nous évoquons dans créer son entreprise en Géorgie, ne donne donc pas le permis à lui seul : il faut que l'activité tourne.
Le bien immobilier. Le propriétaire d'un logement ou d'un local en Géorgie peut obtenir un permis de séjour de courte durée si la valeur de marché du bien dépasse 150 000 dollars. Le seuil était de 100 000 dollars jusqu'au 1er mars 2026, et un chiffre lu ailleurs peut donc être périmé. Et la valeur qui compte n'est pas forcément le prix inscrit à l'acte : elle se prouve d'une manière précise, et c'est l'un des points où les dossiers achoppent.
L'investissement. Un investissement d'au moins 300 000 dollars ouvre un permis de résidence pour investisseur, avec des obligations qui se vérifient d'une année sur l'autre.
Les études et la famille. L'étudiant inscrit dans un établissement agréé, le conjoint et les enfants d'un titulaire ont leurs propres permis, chacun sous condition de ressources. Le conjoint d'un citoyen géorgien relève d'un régime à part.
Le dossier : court sur le papier, piégeux en pratique
Le dossier se dépose à la Maison de Justice ou auprès de l'agence d'État qui instruit les permis : un socle commun, puis les pièces propres à votre motif — et c'est là que tout se joue.
Les pièges, eux, sont connus. Il faut être en séjour régulier au moment du dépôt, et le prouver : une demande déposée après avoir dépassé son année part mal. Certains documents français doivent être apostillés, ce qui se fait bien plus facilement avant de quitter la France qu'à distance. Une attestation de chiffre d'affaires ou une expertise immobilière qui ne correspond pas exactement à ce que l'agence attend, et le dossier revient. Pour qui ne lit pas le géorgien, s'y ajoutent des exigences qui ne sont pas toujours écrites au même endroit, ni comprises de la même façon d'un interlocuteur à l'autre.
C'est pour cela que nous déconseillons de monter ce dossier seul la première fois. Un refus ne coûte pas seulement les frais : il coûte des semaines.
Le délai et le coût
Le prix dépend de la vitesse à laquelle vous voulez une réponse. Pour la plupart des permis, il va de 300 lari pour une réponse au trentième jour à 600 lari au dixième, selon le barème affiché par l'agence en septembre 2026. Certains permis ont leur propre barème, et ces montants ont déjà changé par le passé : ils se vérifient avant de payer.
Combien de temps il dure, et la carte qu'on oublie
Un premier permis est délivré pour une durée courte, puis se renouvelle — et chaque renouvellement repasse les seuils du motif. Une activité qui faiblit, un bien qui change de mains, et le renouvellement tombe.
Le permis accordé, il reste une démarche que beaucoup oublient : retirer sa carte de résident. La loi laisse un mois après la délivrance du permis pour la demander. Un permis sans sa carte laisse la démarche à moitié faite.
La résidence permanente, ensuite
Un étranger qui a vécu en Géorgie les dix dernières années sous permis temporaire peut demander la résidence permanente. Le délai est plus court pour certains liens familiaux avec un citoyen géorgien.
Deux choses à retenir de ce décompte. Les dix années se comptent sous permis, pas sous tampon : des années passées sans visa, même nombreuses, ne comptent pas. Et la loi parle des dix dernières années : un trou entre deux permis risque de casser le décompte. Qui pense rester longtemps a donc intérêt à demander son premier permis tôt, et à ne jamais laisser filer une échéance.
Choisir le bon motif, avec nous
Si votre activité géorgienne dépasse nettement les 50 000 lari de chiffre d'affaires, le permis de travail est le plus naturel. Si vous achetez de toute façon votre logement et qu'il dépasse le seuil, le permis de propriétaire est le plus simple à renouveler. Et si aucun motif ne tient, le régime sans visa reste une vraie solution, pas un pis-aller.
Les autres repères pour vivre et s'installer en Géorgie sont réunis sur la page du pays. Pour le choix du motif comme pour le dossier, nous sommes à Tbilissi : notre accompagnement sur place commence souvent par cette question-là, et vous pouvez nous exposer votre situation avant de déposer quoi que ce soit.
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